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site web
Combien coûte vraiment un bon site (et pourquoi le pas cher coûte plus cher).
Un site pas cher ne coûte pas moins cher. Il se paie juste en plusieurs fois, sans qu'on le voie venir. Variante un peu plus piquante : Le moins cher, c'est rarement le moins cher. C'est juste celui dont la facture arrive en retard.
Le prix affiché n'est jamais le prix réel. Petit calcul honnête, avant qu'on s'appelle.
« Combien ça coûte, un site ? »
C'est souvent la première question. Parfois la seule. Et je la comprends, elle est légitime. Mais c'est aussi la mauvaise question, parce qu'elle compare des choses qui n'ont rien à voir.
Un site à 500 euros et un site à 5000 euros, ce n'est pas le même produit en moins cher. Ce sont deux produits différents. Une trottinette et une voiture font toutes les deux « rouler ». Tu ne pars pas en vacances avec la même.
Le prix d'un site, ce n'est pas ce que tu paies. C'est ce qu'il te fait gagner, ou rater.
Le vrai prix d'un site « pas cher »
Le piège, c'est que le coût d'un site bon marché n'est jamais sur la facture. Il arrive après, en plusieurs fois, et il ne porte pas l'étiquette « site web ».
Tu le paies en temps. Trois week-ends à te battre avec un template prévu pour l'activité de quelqu'un d'autre, à déplacer des blocs jusqu'à ce que ça ressemble vaguement à quelque chose.
Tu le paies en conversion. Le site est en ligne, il est joli sur ton écran, et il ne vend rien. Tu ne le sais même pas, parce que tu n'as aucune idée de combien de personnes sont parties sans cliquer.
Tu le paies en crédibilité. Quand ton prospect a déjà vu le même template trois fois cette semaine, tu deviens interchangeable avant même d'avoir parlé.
Et tu finis par le payer en double, le jour où tu refais tout.
Un site pas cher n'est pas un site moins cher. C'est un site que tu paies en plusieurs fois, sans t'en rendre compte.
Ce que tu paies vraiment
Quand tu paies un designer, tu ne paies pas des pixels. Tu ne paies pas « les pages » ou « les jolies animations ». Ça, c'est la partie visible, celle qui prend le moins de temps.
Tu paies la réflexion d'avant Figma. À qui on parle, ce qu'on veut que cette personne fasse, ce qu'on met en premier, et surtout ce qu'on enlève. Un site qui convertit, c'est d'abord un site qui a renoncé à dire dix choses pour en dire une, fort.
Un template te donne une structure. Le problème, c'est que c'est la structure de l'activité de quelqu'un d'autre, optimisée pour vendre des templates, pas pour vendre ce que toi tu vends.
Tu ne paies pas un designer pour que ce soit joli. Tu le paies pour qu'il décide à ta place ce qu'on retire.
Le principe du « tu paies deux fois »
La plupart des clients qui arrivent chez moi avec un vrai budget ne sont pas des gens qui n'avaient jamais réfléchi au prix. Ce sont des gens qui ont déjà essayé l'option pas chère.
Ils ont pris le template. Ou le freelance à 400 euros. Ou le cousin qui « touche un peu au web ». Et six mois plus tard, ils se retrouvent avec un site dont ils ont honte, qui ne ramène personne, et qu'il faut refaire de zéro.
Résultat : ils ont payé deux fois. Une fois pour la chose qui ne marchait pas. Une fois pour celle qui marche. L'option « économique » était en réalité la plus chère du marché, ils ne le savaient juste pas encore.
Le moins cher, c'est rarement le moins cher. C'est juste celui dont la facture arrive en retard.
Les fourchettes, pour être honnête
Je ne vais pas jouer le mystère de l'agence qui dit « ça dépend » et te fait remplir un formulaire en quinze étapes pour avoir un chiffre. Voici des ordres de grandeur réels, à ajuster selon le périmètre :
Une page unique pensée pour convertir : autour de 1500 à 2500 euros.
Un site vitrine complet, plusieurs pages, stratégie incluse : autour de 3500 à 6000 euros.
Une marque et un site ensemble, identité plus web : à partir de 6000 euros.
Ces chiffres ne sont pas là pour t'impressionner. Ils sont là pour qu'on ne perde ni ton temps ni le mien. Si ton budget aujourd'hui tourne autour de 500 euros, on n'est pas faits pour travailler ensemble maintenant, et c'est très bien comme ça. Mieux vaut le savoir avant l'appel qu'au milieu du devis.
Quand le pas cher est le bon choix
Parce que oui, parfois, c'est le bon choix. Et un bon designer devrait te le dire.
Si tu testes une idée. Si tu n'as pas encore de clients. Si tu ne sais pas encore vraiment ce que tu vends ni à qui. Alors ne mets pas 5000 euros dans un site. Prends un template, monte-le toi-même un week-end, mets-le en ligne, et va valider ton offre dans la vraie vie.
Un vrai site, ça vient figer une stratégie. Tant qu'il n'y a pas de stratégie à figer, c'est prématuré. Tu paierais pour habiller quelque chose qui n'existe pas encore.
Le bon moment pour un vrai site, c'est quand le pas cher commence à te coûter cher.
C'est quand ton site actuel te fait perdre des prospects que tu aurais dû signer. Quand tu as honte d'envoyer le lien. Quand tu sens que tu vaux plus que ce que ta page laisse croire. À ce moment-là, ce n'est plus une dépense. C'est un investissement avec un retour.
Si tu en es là, qu'on regarde ensemble ce que ton site te coûte vraiment aujourd'hui. L'audit est en lien ci-dessous, et si tu veux en parler de vive voix, on cale un appel.